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 Manoir Lymiatis

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Norev



Réputation : 18

MessageSujet: Manoir Lymiatis   Jeu 9 Juin 2011 - 23:21

Grand manoir se transmettant de génération en génération depuis plusieurs siècles. Cadeau de la Reine Ael pour remercier la famille Lymiatis de ses hauts faits d'armes.

La bâtiment a été grandiose mais commence à accuser le poids du temps et le manque d'entretien, ainsi en témoignent çà et là des fissures dans les murs et la toiture un brin fatiguée.
Mais cela reste encore une façade acceptable, dissimulant l'état de décrépitudes avancée de l'intérieur...
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Norev



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MessageSujet: Re: Manoir Lymiatis   Jeu 9 Juin 2011 - 23:27

- Il en vient de partout commandant ! Il nous faut fuir ! avait crié un homme à ses côtés au plus fort de la bataille.

Probablement une des paroles les plus censées de la journée, mais cela n’avait pas d’importance, la fuite ne faisait pas partie des possibilités qui s’offraient à eux.

- Le premier qui recule aura plus à craindre de ma lame que des Ombres, est ce clair ? Hurla-t-il en regardant chacun des hommes autour de lui.

Il devait rester ferme, même si ces derniers avaient déjà accompli plus qu’on ne saurait en demander aux meilleurs des Levitis. Ils constituaient le dernier rempart avant que les armées de Valnor n’atteignent les colonnes de la cité volante. Ils devaient résister jusqu’à l’arrivée des renforts du fort de Lormis, si ceux-ci daignaient débarquer un jour.

Mais il n’avait pas de réelle inquiétude quant à la détermination de ses soldats. En regardant autour de lui il ne pouvait que rester admiratif devant leur force et surtout leur courage qui leur permettait de résister aux assauts incessants depuis bientôt deux jours. Des soldats… curieux raccourci qu’il prenait maintenant pour décrire les fiers miliciens qui servaient à ses côtés pour protéger la cité. Mais à vrai dire, les rangs de l’armée de Levitas étaient devenus tellement clairsemés après les récents assauts de Valnor que le rayon d’action de la milice n’en finissait plus de s’étendre pour venir combler les rangs. Bien peu des jeunes nobles qui la composaient n’avait eu à descendre de la cité volante, à leur plus grand bonheur, mais lorsqu’on lui avait confié la protection de la colonne nord, il ne leur avait pas tellement demandé leur avis, la demande était urgente et le fort chargé de la protéger avait été vidé lors des derniers affrontements. Lui qui espérait jouer le rôle de bouche-trou en attendant que les forces armées se renforcent n’eut que peu de temps de répit avant les premiers assauts.

Soudain une énorme explosion détonnant des bruits de boucliers et d’épées habituelles le sortit de sa rêverie.


- Brèche dans l’enceinte à l’est ! Ils peuvent passer !

- Hamchi, Goursec, Journetis avec moi ! Allons leurs montrer comment les Lymiatis résolvent les conflits ! hurla-t-il en brandissant son épée.

En courant vers les remparts, il se mordit les lèvres en réalisant que Journetis ne le suivrait pas. Son frère cadet était tombé la veille en tentant une sortie pour chercher du renfort. Pas le temps de le pleurer, lui et ses frères l’avaient vengé des centaines de fois depuis, et ils n’étaient pas disposés à arrêter.

Arrivant près des remparts est, il reconnut immédiatement cette odeur piquante d’ozone caractéristique des explosifs utilisés pour ébranler les murs. Il aurait dû s’en douter, ils n’étaient pas assez protégés contre la magie, trop peu de mage faisaient partie de la milice. Repérant rapidement la brèche au milieu des projections de poussière, il se lança courageusement dans la bataille, son épée prête a trancher tous ceux qui en voulaient à la cité volante. Accompagné de ses frères et des quelques hommes encore valides il entreprit de repousser les unités qui avaient profité de leur désorganisation temporaire pour entrer dans l’enceinte.

- Mais où sont donc ces renforts ! hurla-t-il en combattant sans cesse des ennemis revenant toujours plus nombreux. Ils devraient déjà être là !

Tout d’un coup il fut pris d’un malaise, sa respiration se fit plus difficile, sa vue se troubla au milieu du champ de bataille. Il assista impuissant à la mort de Hamchi, touché par un carreau d’arbalète au niveau du cou. Agenouillé à terre, il luttait pour retrouver la force de retourner au combat, mais il se sentait de plus en plus faible et plus les secondes s’écoulaient, plus le nombre de ses alliés allait en diminuant.

La défaite était devenu inévitable, les troupes pénétraient le fort en tranchant les quelques âmes qui refusaient de tourner le dos et de s’enfuir. Au pas de course ils investissaient la place, prenaient la porte pour permettre aux troupes de pénétrer directement dans l’enceinte. De nombreuses formes de plus en plus floues frôlaient le jeune Levitis comme ci il n’existait pas, comme si il ne constituait plus une menace. Puis tout devint flou, il ne distinguait plus que les contours vagues de la cité dans le ciel.


- C’est là haut que tout commencera, dit il dans un dernier soupir sans véritablement comprendre pourquoi il prononçait ces mots.

D’un geste, Norev saisit le chandelier éteint depuis déjà quelques heures, pour le brandir devant lui et du même coup bascula en arrière lorsque la chaise sur laquelle il s’était endormi décida qu’elle était trop ancienne pour supporter ce traitement. Et voici le dernier des Lymiatis assis par terre en train de remettre ses idées en ordre, son chandelier toujours à la main.


- Quelque chose cloche… ça ne s’est jamais passé comme ça, j’en suis certain ! se dit-il en s’époussetant méthodiquement.

Un rapide coup d’œil autour de lui lui permit de se remémorer où il se trouvait. Une fois de plus il s’était endormi à son bureau. Pour la troisième fois cette semaine, et toujours avec le même rêve….
Il contempla tristement les liasses de papier qui jonchaient maintenant le sol de la grande pièce vide qui lui servait de bureau depuis qu’il avait fait fermer une aile du manoir dont l’entretien devenait impossible.

Créances diverses, dettes, bilans comptables… Il n’y comprenait pas grand-chose. Il était un soldat pas un gestionnaire, mais la réalité l’avait rattrapé lors du décès de sa mère. Elle avait tout fait pour dissimuler aux yeux du monde leur situation au point de le berner lui aussi. En pratique, de la fortune des Lymiatis ne restait aujourd’hui que ce vieux manoir délabré, quelques meubles dans un triste état et une montagne de dettes accumulée consciencieusement depuis des décennies.


- Triste héritage… soupira-t-il avant de s’exclamer en bondissant soudainement vers le mur. Pourtant les Lymiatis ne se laissent pas abattre si facilement !

Il saisit l’épée de son ancêtre accrochée sous les armoiries de la famille et sauta sur la table.

- Nous seuls sommes capable de protéger cette cité comme nous l’avons fait auparavant, surtout maintenant que notre Reine est endormie.

En prononçant ces paroles, Norev posa un genou sur la table l’épée dressée devant lui.

- Moi, Norev Lymiatis je jure de servir et de protéger cette cité comme mes ancêtres l’ont fait avant moi à la bataille du fort de Filden !

Comme exalté par ses propres mots, Norev se mit à rejouer la célèbre bataille comme il l’avait fait tant de fois par le passé. Debout sur la table, fracassant les boucliers d’ennemis aujourd’hui disparus depuis des siècles, hurlant des ordres sans queue ni tête et jouant de son épée dans le vide. Il se voyait à la place de Bolivir le commandant du fort qui avait tenu sa position durant 2 jours avec des miliciens en sous nombres et face à des troupes aguerrie mais cette fois, contrairement à son rêve les renforts seraient là, et ils repousseraient les armées du Valnor hors de leurs frontières avant de rentrer récolter la gloire et la richesse qui lui était due.

Cette petite danse dura plusieurs heures tant il tenait à reconstituer précisément chaque scène, chaque réplique. Quand il s’arrêta enfin, épuisé, son bureau ne ressemblait plus vraiment à un bureau, en fait il ne ressemblait plus à grand-chose. Mais cela lui importait peu. Il se dirigea vers la salle de bain et s’aspergea le visage pour se remettre les idées en place. Puis il se regarda dans le miroir, l’air assez satisfait.


- Le même visage fin, les mêmes traits racés et surtout ces yeux gris que l’on n’avait pas revus dans la famille depuis Bolivir. Oui pas de doute, si les dieux ont envoyé sur terre une personne avec de telles capacités, c’est certainement pour accomplir de grandes choses, des choses digne d’être racontées.

En sortant de la salle de bain, son regard passa sur le baluchon préparé depuis maintenant plusieurs semaines, la veille en fait de la première fois où il avait fait ce rêve étrange. Non pas que rêver de lui en train d’accomplir les hauts fait d’arme de sa famille soit rare, bien au contraire, mais la manière dont cela s’était déroulé cette fois le rendait perplexe, tant par la défaite finale totalement contraire à l’histoire que par cette phrase qu’aurait prononcé son ancêtre. Non, rien ne collait.

On lui avait apprit à croire à sa grande destinée, répété encore et encore qu’il accomplirait de grandes choses, il était donc toujours à l’écoute du moindre signe des dieux, et il le sentait, ce rêve n’était pas anodin, il ne pouvait partir sans en comprendre le sens.

Conscient que de toute façon, il ne saurait se recoucher maintenant, il fixa son épée sur son dos, prouvant son ancienne appartenance à la milice, et sortit prendre l’air et espérant que les vents qui caressent la cité lui murmurent la solution à ses tourments.

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